Etes-vous tenté(e) par l’international ? Qu’est-ce qu’une carrière à l’international, et avez-vous les atouts pour y réussir ? Comment s’y préparer ?

Les façons d’accéder à un poste international sont aussi diverses que les postes eux-mêmes, mais rien ne remplace l’expérience en direct. Comment acquérir cette expérience ?

Quelque soit le poste, travailler à l’international est un choix de vie autant qu’un plan de carrière. C’est le choix de se confronter à la différence en permanence, de se découvrir et de tester ses limites, d’élargir les horizons de sa pensée et de sa vision du monde. Mais c’est aussi une vie de contraintes, de fuseaux horaires qui nous séparent de nos proches, de douaniers qui semblent ne vouloir rien comprendre, de nourriture qui ne nous inspire pas toujours, et de réveils qui sonnent à 4h après une soirée au restaurant.

Il est rarement possible de mener une carrière à l’international de 8h à 18h et rentrer à la maison tranquillement chaque soir. Est-il possible de réconcilier une carrière internationale et sa vie privée ? Comment allez-vous faire ?

Je vous invite à partager avec nous vos réponses à ces questions, que vous ayez déjà de l’expérience internationale ou y songiez. In English or in French !

Betty BEELER
Professor, Intercultural Management
Advisor, International internships

Mail : betty_beeler@esc-saint-etienne.fr

Contributions

  • L’expérience à l’international est indéniablement un "plus" majeur sur un C.V. et ce dès les études supérieures. C’est même un "MUST" !

    L’ESC St Etienne à su développer des partenariats qui donnent aux étudiants la possibilité d’acquérir cette expérience.

    Ancien élève de l’école, j’ai pris l’opportunité de partir en Ecosse dans le cadre d’un échange ERASMUS en...1997 (déjà !) pendant 1 an. J’y suis resté au final... 3 ans !

    J’en ai retiré une expérience personnelle extrêmement enrichissante, un double diplôme (EGC et Bachelor of Art)puis un diplôme supérieur Britannique et une maîtrise notable de l’anglais.

    Depuis cette expérience, je poursuis une carrière dans le domaine des réseaux et Télécoms en qualité de responsable partenaires. J’ai toujours travaillé dans des sociétés étrangères ou sur des postes à dimension internationale.

    Je ne saurai qu’encourager les étudiant(e)s et futur(e)s diplômé(e)s à faire leur valise et partir plusieurs mois voir plus pour découvrir de nouvelles cultures et parfaire leur maîtrise des langues étrangères. Nul doute que cette expérience pourra faire la différence sur un C.V. !

    JE partage le point de vue de Betty, s’engager dans un poste demandant beaucoup de déplacements (et pas seulement à l’international d’ailleurs) implique d’en accepter tous les inconvénients. Mais cela peut comporter égalements certains avantages en nature ! Je ne connais pas un Responsable Export qui n’ai pas une carte de frequent flyer au statut "gold" avec les billets prime associés !

    Par ailleurs, les moyens de communication disponibles (audio et video conférence par exemple) permettent de limiter les déplacements et d’améliorer l’équilibre vie professionnelle/vie privée.
    9 février 2009 19:35, par Guillaume Pages
  • Merci, Guillaume. Ton expérience va intéresser pas mal d’élèves. Pour obtenir un poste à dimension internationale, quelles compétences est-ce qu’il fallait démontrer ? Et quelles difficultés as-tu rencontrées ?
    10 février 2009 02:51, par Betty Beeler
  • Les compétences ?

    En plus des compétences "habituelles" propres à un poste sales ou marketing, je dirai :
    - Parler couramment au moins une langue étrangére
    - Disponibilité et curiosité
    - Savoir être ouvert aux différences de cultures et ne pas raisonner en "franco fançais"

    Mais cela s’acquiert avec l’expérience à l’étranger je crois.

    concernant les difficultés rencontrées tout dépend de quoi l’on parle.

    Ce qui est certain c’est qu’une expérience de quelques années en dehors de nos frontières permet de lever certains freins à l’embauche.

    Mon conseil, quitte à continuer vos études à l’étranger, passez un dîplôme dont "la marque" soit reconnue dans le monde de l’entreprise (Master, MBA, Nom de l’établissement).

    Pour faciliter la mise à l’étrier, si vous envisagez le service national, considérez un VIE.
    10 février 2009 12:00, par Guillaume Pages
  • Ce sont de bonnes pistes, je suis d’accord avec toi.
    Il y a aussi l’humanitaire, si le projet est bien choisi. Ma première expérience à l’international était en Afrique de l’Ouest, à Ouagadougou. Les Burkinabé m’ont appris plus que tout ce que je pouvais acquérir dans une école !
    11 février 2009 19:03, par Betty Beeler
  • Qu’en pense les étudiants étrangers suivant actuellement des cours au sein de l’école à St Etienne ? et les anciens de l’IMBP ?
    12 février 2009 17:09, par Guillaume Pages
  • Je me permets de completer l’excellente approche de Guillaume pour dire qu’outre la disponibilité, la curiosité, les langues et les diplômes, une carrière à l’international se vie, se respire ! C’est aussi une PASSION. Il faut avoir une ouverture d’esprit et d’approche hors du commun, laisser de côté certains préjugés et faire sa propre expérience. S’intéresser à la culture de l’autre. Les échanges, les séjours lingusitiques à l’étranger dès le plus jeune âges...
    VIE PRIVEE - VIE PROFESSIONNELLE.
    Je suis maman et dirige une entreprise de 100 salariés. Je m’occupe de 7 alternants dans l’entreprise, je suis administrateur du CLUB GIER ENTREPRISES et leur pilote export, je coache une jeune chinoise de l’ESC....Je voyage au moins 1 fois par mois 1 à 2 semaines assez loin (CHINE - INDE - USA)....et je passe du temps aussi en famille et avec des amis !L’un des secrets est L’organisation, un emploi du temps structuré, s’entourer d’un équipe compétente, la gestion des priorités...Si cela vous intéresse, venez passer 1 journée avec moi (j’ai encore une place dans mon emploi du temps) et j’essaierais de vous faire partager comment réconcilier VIE PRIVEE ET PROFESSIONNELLE
    19 février 2009 10:39, par Katia
  • With the development of internet and information technology, international career is no more a special career. Cultural differences exist, and will exist of course. But cultures are converging, with a speed that we never see before. A phenomenon is online community, for example Youtube, a total mixture of cultures and languages. One can choose to have an international career, but soon I believe that one cannot avoid being put in international career, by employers, by organizations, even by everyday life. I find an efficient way is to take use of the modern internet world to join the globalized world. International career can begin with internet, with a virtual international life. Computer, or internet in it, will be our first international teacher...
    20 février 2009 00:32, par Zao
  • On sent que les conseils de Katia proviennent d’une solide expérience. Développer ses compétences de management d’équipe et de gestion des priorités fait partie donc de la préparation d’une carrière à l’international. C’est surtout une bonne piste pour réussir sa carrière et sa vie de famille. Merci, Katia.
    Zao reminds us that internet brings the world to our computer thanks to online communities. It’s a great way to meet people who share our interests. Do you agree with Zao that soon we won’t be able to avoid our career becoming international ?
    21 février 2009 15:02, par Betty Beeler
  • Jeeez Zao, do you work in IT ? your comment sounds like an ad for Cisco !!! I totally agree with you indeed ! thanks to the internet, people have never been closer and doing business at a global level has never been so easy. Welcome to the human network !!! :-)

    By the Way, As some of you may know we recently kicked off the ESC St Etienne Alumni Association. I will be more than happy to have all of our foreign students to join the network ! we just signed an agreement with the social network Viadeo (www.viadeo.com)that will enable us to bring web2.0 capabilities to our community for free and will give us the opportunity to keep in touch and stay connected. I encourage all of you to build your profile online.

    More to come on the ESC St Etienne Alumni network very soon !
    23 février 2009 17:20, par Guillaume Pages
  • The alumni assos. ?

    Wow ! That sounds interesting ! Is there any possibility of accessing the uppdated information about the alumni network online ? It would be of great use to me in my work, especially in contacting people from communication & ad agencies, software agencies, logistics, etc.
    17 mars 2009 17:11, par Malcolm MESSIER
  • Bonjour à tous, je ne peux qu’adhérer avec les propos de Guillaume et Katia.
    Moi même je reviens d’une expatriation de plusieurs années au Mexique et c’est grâce à l’IMBP que j’ai pu transformer ma passion en un métier.
    19 mars 2009 11:33, par Guillaume Bezier
  • Moi aussi, je partage les memes propos d’autant plus que je suis moi meme expatriee aux Etats-Unis depuis maintenant 12 ans. Apres mon diplome ESC, je suis partie etudier aux US pour mon MBA et ne suis jamais revenue. Je travaille depuis 11 ans dans une boite francaise (SITA) et je suis mariee a un Americain... Mes differents postes m’ont amenee a voyager en Europe et en Inde ou est basee l’equipe que je dirige...
    25 mars 2009 18:29, par Celine Birre-Scott
  • Celine, bonjour ! Merci d’avoir écrit. Après 12 ans aux USA, tu t’y sens intégrée ? Qu’est-ce que tu as fait en Inde ? Et tes projets à l’avenir ?
    26 mars 2009 05:40, par Betty
  • Bonjour Betty, Oui je m’y sens tout a fait integree. Cela n’a pas ete trop difficile car je me suis adaptee tres rapidement a la culture Americaine, au mode de vie et surtout a "corporate America" comme on dit ici. Mes etudes et les differents stages effectues aux Etats-Unis m’y ont beacoup preparee. En Inde, j’ai fait de la formation principalement sur nos nouveaux outils et nos nouvelles procedures. Aussi pour rencontrer les equipes que je manage pour mettre en place nos projets et nos objectives. En ce qui concerne mes projets a l’avenir, pas de grands changements, car nous venons juste de demarrer un tres gros projet consistant a reduire les couts pour SITA et reconciliation des factures clients et fournisseurs de reseaux. C’est un enorme projet qui jusqu’a present nous a permis d’economiser environ $3 millions. Notre objectif est $3 a 4 millions de plus.
    26 mars 2009 13:37, par Celine Birre-Scott
  • Merci, Céline. Ca fait du bien de voir que toutes les entreprises ne sont pas en difficulté. Je me trouve dans le Michigan en ce moment, où la dégringolade du secteur automobile touche tous les autres secteurs, avec celui de l’immobilier.
    Guillaume Bezier, que faisiez-vous au Mexique ??
    28 mars 2009 04:32, par Betty Beeler
  • Hi Malcolm,

    Feel free to drop me an email or call me (my details can be found in the alumni directory). You can also contact directly Françoise Durantin who is in charge of the "business developement" : francoise_durantin@esc-saint-etienne.fr.

    Guillaume
    1er avril 2009 14:58, par Guillaume Pages
  • Merci, Guillaume. Malcolm vient de l’Inde et a choisi d’étudier en France, ce qui a certainement nécessité du courage au début. C’est sa première année à l’ESC. Malcolm, pourquoi la France ?
    1er avril 2009 15:16, par Betty Beeler
  • Hi everyone ! Pourquoi la France ? ...à part de ’food, women and wine’ (basic instincts ?),...i could & would have said the ’charm’ of the places i see around here...I love the landscape, the country side, the coast, the small restaurants - the charm ! I’m very interested in people, places and culture. Of these three, i find ’people’ the most interesting, as they get to influence the other two for better or for worse ! I like the ’pot-pourri’ effect(certainement pas ’pourrit’ en fraçais !!) ...no matter where i go i meet a lot of interesting people from all over europe and africa ! I dont think there are many countries where it would be possible to live such an experience...every foreigner/immigrant i meet is an open book of life for me, and a simple conversation becomes in a peculiar way, an enjoyable journey...
    6 avril 2009 21:58, par Malcolm MESSIER
  • Language and culture are two powerful elements that are made by man, but also to a large extent, make man what he is...to discover different languages and cultures is to discover pieces of living history, anthropology, evolution, and what not ?...In the words of Tennyson,
    "Much have I seen and known ; cities of men
    And manners, climates, councils, governments,
    Myself not least, but honoured of them all ;
    I am part of all that I have met ;
    Yet all experience is an arch wherethrough
    Gleams that untravelled world..."
    - "Ulysses" by Lord Alfred Tennyson (Forgive the analogy... my father was a marine captain ! )

    I get to ’travel’ a lot more, just by being in france i guess ! The experience is enriching.I find that travelling and learning are close companions in the journey called life...
    6 avril 2009 22:12, par Malcolm MESSIER
  • Merci Guillaume, je vais prendre contact avec Françoise et toi aussi ! C’est vachement intéressant pour moi de découvrir des entreprises de communication, même les petites structures ! Vue que je suis pas du coin, ça me serait très utile pour construire mon réseau petit à petit ! Merci et a bientôt !
    6 avril 2009 22:18, par Malcolm MESSIER
  • Bonjour,
    Je voudrais faire part de mon histoire parce que je pense que cela peut arriver a certains..
    Apres l’obtention de mon diplôme, j’ai commence a chercher du travail sur le marché français mais j’ai très vite été tenté par les offres à l’international. J’ai eu la chance d’intégrer une entreprise qui cherchait à former des jeunes et les envoyer dans leur filiales internationales.. pour moi ca a été Bucarest.
    Certes il faut pouvoir tenir le coup, ce n’est pas toujours facile et la première année est dite décisive, mais je me suis accroché, persuadé que j’avais la une chance inouïe, que peu de jeunes de mon âge pouvait bénéficier d’une expérience à l’international.. Malheureusement, au bout de 2 ans la société a décidé de fermer la branche a Bucarest et le retour en France a été dur.. mais ce sont des choses qui arrivent
    La conclusion de cette expérience a été la suivante : Beaucoup de sociétés françaises ont du mal a reconnaitre l’expérience acquise lors le travail à l’étranger.. pour beaucoup d’entre elles ces années passées 0 l’étranger sont des années en dehors du marché français, vous n’êtes donc plus d’actualité..
    C’est inévitablement un enrichissement personnel, mais choisissez bien le domaine et la société qui vous y amènera. casino en ligne
    3 juin 2009 12:23, par Isabel
  • Bonjour,

    tout d`abbord,je me permets de vous feliciter pour la qualite de vos interventions.

    je suis etudiant en fin de deuxieme annee de master a l`esc,actuellement en semestre d`etude en Pologne. Je suis tres interese par une experience a l`etranger, des ma sortie d`etude.
    D`apres vos riches experiences,quels conseils donneriez vous aux etudiants qui sont a la recherche d`une premiere experience professionnelle a l`etranger ? Quels arguments sauront retenir l`attention des recruteurs ?
    3 juin 2009 12:46, par Florian ROBERT
  • Hi Isabel de Bordeaux,
    Votre témoignage nous rappelle que tout n’est pas rose pour ceux qui partent travailler à l’étranger et je vous remercie de l’avoir signalé. Sans parler de filiales démantelées, il arrive souvent que les expatriés se sentent incompris, voire marginalisés à leur retour au siège. Ce n’est pas seulement une question de gestion des ressources humaines ; la bonne ré-intégration des expatriés est stratégigue pour l’entreprise. On peut espérer qu’avec l’intensification des échanges commerciaux dans le monde, les entreprises apprendront à mieux identifier et valoriser les compétences des expatriés.

    Ce serait intéressant de savoir comment d’autres ont vécu leur rapatriation au siège ou leur retour après la fermeture de leur filiale.

    Et merci, Isabel, pour votre témoignage.

    C’est
    3 juin 2009 18:52, par Betty Beeler
  • Florian, bonjour !
    J’espère que tout se passe bien en Pologne. La recherche d’une première expérience professionnelle à l’étranger ? Elle a beaucoup de points en commun avec toute recherche d’emploi : Elle doit tenir compte de vos atouts professionnels et linguistiques, votre expérience, vos goûts géographiques, vos contacts, votre penchant pour l’aventure ou au contraire pour la sécurité, et bien sûr, vos opportunités. Au delà du CV et du diplôme, il faut savoir cultiver des relations de qualité et de confiance, car le réseau est tout dans les affaires internationales.

    Mais attention ! Les postes intéressants à l’étranger ne sont pas toujours à la portée des jeunes diplômés. Il faut accepter d’acquérir une première expérience opérationnelle dans l’entreprise ou à l’étranger pour intéresser les directeurs de ressources humaines. C’est pour ça que les VIE sont considérés comme une voie royale pour accéder à une carrière internationale.

    Dernier conseil de ma part : Observez et parlez avec ceux qui ont acquis cette première expérience. Vous verrez autant de pistes que de personnes, et peut-être parmi, votre futur employeur.

    Quelques lignes ne peuvent pas rendre compte de toute la réalité. J’invite d’autres à compléter et enrichir ce tableau avec leur propre expérience.
    3 juin 2009 19:30, par Betty Beeler


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