Les pays industrialisés connaissent plus que des évolutions mais des mutations successives dont le rythme s’accélère. Dans dix ans, l’énergie que nous consommerons sera produite de façon différente, nos automobiles seront différentes, notre alimentation sera différente, notre façon de vivre en général sera différente...
Or l’homme qui est à la fois la cause de ces mutations et celui qui en supporte toutes les conséquences sera-t-il différent ?
Guy MICHOUD
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Oui les choses avancent, mais au plan humain, on a plutôt le sentiment d’être entraînés dans une fuite en avant dans laquelle notre avis n’a pas d’importance.
Il me semble qu’il y a et qu’il y aura de moins en moins de place pour l’homme dans la société que vous nous avez préparée...
10 mars 2008 11:43, par pseudo-esc2008
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Au-delà des stricts aspects philosophiques, nous voyons que l’homme (le genre humain) possède une formidable capacité d’adaptation à son milieu (à son écosystème).
Quel chemin parcouru par l’humanité depuis l’âge de pierre !
Je pense que dans une génération (c’est court à l’échelle de la terre), grâce aux progrès de la science, nous serons capables de nous déplacer, de nous abriter, de nous alimenter de façon raisonnée (sans polluer, sans piller les ressources "finies", sans hypothéquer la vie et son futur). Voilà pour votre avenir.
Pour ce qui est du passé, il est vrai que les deux générations qui vous ont précédé, ont souvant confondu fins et moyens : produire était devenu une fin en soi en perdant le sens du "pourquoi".
Encore aujourd’hui on place comme postulat aux difficultés de nos sociétés : la croissance. Puisque la croissance à l’infini ne peut pas avoir de sens dans un monde "fini", votre challenge sera de considérer la croissance qualitative plus que quantitative : faire mieux (vendre mieux,concevoir mieux, produire mieux, gérer mieux, consommer mieux), le tout sans jamais oublier la place de l’homme qui doit rester centrale.
Concernant la place qui doit être la votre dans ce monde qui est déjà le votre, une place d’acteur et non de spectateur, je pense que vous trouverez des éléments de réponse dans la philosophie. En effet il est impossible de connaitre et de comprendre les autres sans se connaître soit-même : "Connais toi toi-même et tu connaitras l’univers..." (Inscription de Socrate gravée sur le fronton du temple d’Apollon à Delphes).
L’homme de demain a déjà toutes ses capacité en lui, il lui suffit d’aller les découvrir...
10 mars 2008 13:04, par Guy Michoud
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Les temps changent mais les évolutions tant sur le point de vue des énergies, du pétrole, alimentaires, commerciales et sur les échanges ne sont pas prises en comptes correctement par les chefs de chaque Etat. En effet le monde bouge et vit très vite mais les changements ne sont pas faciles à mettre en place, la voiture sans essence en est un exemple.
L’économie de chaque pays est un sujet qui inquiète de nombreuses personnes et qui est un débat quotidien, en oubliant les démarches personnelles de chaque président ou chef d’état (Cécilia si vous nous entendez..).
Nous, populations de chaque état ne sommes pas prêts et ne sommes pas assez préparés à ces changements qui devraient subvenir dans les années à venir.
Alors comment ferons-nous ?
24 mars 2008 15:10, par Céline Bayet
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Oui, vos remarques pertinentes mettent en évidence plusieurs faits qui me semblent déterminants :
1° Les hommes politiques qui gouvernent la plupart de nos pays démocratiques inscrivent leurs actions dans les courants majoritaires de l’opinion et sont donc perpétuellement en retard d’une décision au moins. Ils ne travaillent que pour être élus ou réélus, alors que nous avons besoin de chefs d’état capables de préparer notre futur et celui des prochaines générations...
2° Puisqu’il y a peu a attendre d’eux, c’est à chaque citoyen de prendre en main son devenir et celui de la planète : "Le peu que l’on peut faire, le très peu, il faut le faire, pour l’honneur, mais sans illusion" disait Théodore Monod. Je serai plus enthousiaste que Monod en disant que la convergence de comportements adultes et responsables finira par cristalliser en une société plus intelligente dans laquelle nous ne confondrons plus fins et moyens...
Par ailleurs, les technologies dont nous avons besoin pour demain sont prêtes ou sur le point de l’être, seuls les états d’esprit restent à préparer, à nous de favoriser cette prise de conscience progressive.
Nul ne peut être à la fois responsable et désespéré...
24 mars 2008 19:47, par Guy Michoud
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